Marc Gasol, premier européen élu meilleur défenseur NBA : le symbole du Grit and Grind
Le titre de meilleur défenseur de l’année (DPOY) a été décerné à Marc Gasol lors de la saison 2012-2013. Pivot titulaire des Memphis Grizzlies cette saison-là, le natif de Barcelone était le pilier de la défense « Grit and Grind » de la franchise du Tennessee.
En 80 matchs disputés, tous dans le 5 majeur, il délivre des moyennes de 14,1 points à 49,4% aux shoots, 7,8 rebonds, 4 passes, 1,7 contre et 1,0 interception par match. Ses statistiques ne reflétaient pas forcément une domination athlétique (comme les contres), mais plutôt une intelligence défensive supérieure.
Sous son impulsion, avec l’aide de Zach Randolph dans la raquette, les Grizzlies affichaient la meilleure défense de la ligue, n’encaissant que 89,3 points par match. Il affichait un rating individuel de 98,5, l’un des meilleurs de la ligue. Sur le parquet, le frère cadet de Pau Gasol était réputé pour diriger ses coéquipiers comme un quarterback. Son sens de l’anticipation compensait son manque de détente verticale. Il était l’un des rares pivots capables de contenir les meilleurs intérieurs de l’époque tout en fermant l’accès au cercle.
Malgré l’obtention de ce titre individuel, Marc Gasol n’a pas figuré dans la All-Defensive First Team (le premier cinq défensif de la NBA). A l’époque, les votants pour le titre de DPOY étaient des journalistes, tandis que les entraîneurs de la NBA votaient pour les All-Defensive Teams. Les head coach ont préféré choisir Tyson Chandler (lauréat en 2011-2012) et Joakim Noah au poste de pivot dans ce premier cinq. « Je pense que j’aurais dû être dans la First Team, mais je n’y suis pas et je m’en fiche, avait commenté le pivot espagnol, preuve de son détachement. Il a finalement figuré dans la la All-Defensive Second Team.
Au classement final de ce trophée, avec ses 212 points récoltés, il devance Lebron James (Heat, 149 points) et Serge Ibaka (Thunder, 122 points).
Marc Gasol a toujours insisté sur le fait que ce titre appartenait collectivement à son équipe de l’époque : « Je crois que ce trophée est pour les Grizzlies de 2013. Pour moi, l’équipe qui méritait ce trophée, c’était les Grizzlies ». Le futur champion NBA avec les Raptors en 2019 a souvent mentionné que s’il était un élément important du système, le succès reposait sur le travail d’ensemble et la communication sur le terrain.
Bien qu’il ait reçu cette distinction individuelle, Marc Gasol a déclaré qu’un autre de ses coéquipiers le méritait tout autant, sinon plus : « Si quelqu’un devait réclamer ce trophée, selon mon point de vue, c’était Tony Allen », le défenseur pot de colle.
Justement, c’est Allen qui a employé pour la première fois les mots de Grit & Grind. Après une victoire contre le Thunder d’Oklahoma City en 2011 où il avait joué une défense étouffante malgré l’absence de Rudy Gay, il a déclaré en interview : « All heart. Grit and grind. » (Tout dans le cœur. Courage et persévérance). Ces mots sont immédiatement devenu le cri de ralliement de toute une ville.
Les images de Marc Gasol, élu défenseur de la saison 2012-2013
https://www.nba.com/watch/video/marc-gasol-wins-2013-defensive-player-of-the-year-award

