HornetsNBARookie Of The Year

Larry Johnson brille pour sa première saison NBA à Charlotte, Grandmama élu rookie de la saison 1991-1992

Choisi en première position de la Draft 1991 par les Charlotte Hornets, Larry Johnson a démontré au terme de sa première saison en Caroline du Nord qu’il n’était pas là pour faire de la figuration mais pour devenir un ailier-fort dominant dans la Grande ligue nord-américaine. Il est élu rookie de la saison 1991-1992. Autant dire qu’il a donné le bourdon aux adversaires dans la raquette.

Pour sa première saison, il affiche une ligne de statistiques impressionnante avec un double-double de moyenne : 19,2 points, 11,0 rebonds en 82 matchs disputés dont 77 en tant que titulaire. L’ancien joueur de fac à UNLV a aussi fait briller ses partenaires en délivrant 3,6 passes par match. Son record de points lors de sa première année est de 34 (à deux reprises le 19 février 1992 face axux Nuggets et le 19 mars 1992 face aux Sixers). Il attrape 23 rebonds, son record dans la peau d’un rookie, face aux Timberwolves

A son arrivée, son impact est immédiat et il formera un duo d’intérieur de choc avec Alonzo Mourning. Il a transformé l’image des Hornets, faisant d’une jeune franchise d’expansion une équipe “hype” et compétitive.

Il a passé en moyenne plus de 37 minutes par rencontre, preuve que son coach Allan Bristow lui accordait une confiance totale. Il shootait à 49% au tir, un excellent ratio pour un joueur qui tentait aussi beaucoup de tirs à mi-distance.

Il remporte donc le titre de Rookie of the Year en 1992 sans trop de suspense, même si la cuvée de cette année-là était talentueuse : Kenny Anderson, Dikembe Mutombo, Steve Smith, Stacey Augmon.

Larry Johnson a récolté 84 voix sur 96 possibles devançant Dikembe Mutombo (Denver Nuggets), qui réalisait pourtant une saison défensive historique (près de 4 contres par match). Billy Owens (Golden State) est arrivé troisième, loin derrière. En gagnant ce trophée, il a succédé à Derrick Coleman (New Jersey).

Cet ailier fort de “seulement” 2m01 était bâti comme un tank, capable de bousculer des pivots bien plus grands que lui sous le cercle. Contrairement aux intérieurs classiques de l’époque, Larry Johnson avait un excellent maniement du ballon et un tir extérieur fiable.

En dépit de cette distinction, Larry Johnson a exprimé une certaine frustration lors des interviews de fin de saison. Les Hornets avaient terminé la saison 1991-1992 avec un bilan  décevant de 31 victoires et 51 défaites. Finissant à la 12ème place de la Conférence Est, les Hornets ont raté  les playoffs. Sa réaction était teintée de pragmatisme : “C’est un honneur individuel, mais je n’ai pas été drafté pour gagner des trophées en plastique. Je suis ici pour amener cette équipe en playoffs.”

Sponsorisé par Converse

Sa notoriété s’est progressivement développé. Il deviendra alors un personnage publicitaire pour la célèbre marque de chaussures Converse, où il incarnait le rôle de sa propre grand-mère capable de dunker. Ce spot publicitaire est d’ailleurs devenu l’une des plus marquantes de l’histoire de la basket.

Peu après avoir reçu son titre de Rookie de l’Année, Larry Johnson a signé le plus gros contrat de l’histoire de la NBA à ce moment-là (84 millions de dollars sur 12 ans). Sa réaction à cette signature, couplée à son trophée, a été mémorable : “Je suis le joueur le plus heureux du monde, mais maintenant, je dois prouver chaque soir que je vaux chaque centime et chaque vote que j’ai reçu.”

Avec le recul, l’ailier-fort qui jouera plus tard pour les Knicks de New York a souvent confié que ce titre individuel de 1992 était le moment où il se sentait invincible. Avant que ses problèmes de dos ne surgissent en 1993, il s’imaginait devenir le futur visage de la NBA, capable de rivaliser avec Michael Jordan ou Charles Barkley.

photo une (c) Usa Today Sports

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