Tony Parker, une union sacrée avec les Spurs

Tony Parker est pour le moment en passe d’effectuer une carrière NBA sous un seul et unique maillot comme l’ont fait par le passé son ex-coéquipier David Robinson, Reggie Miller ou encore John Stockton. Retour sur la carrière de TP avec la franchise texane jusqu’à maintenant.

Comme Tim Duncan, néo retraité, et Manu Ginobili toujours en activité, Tony Parker restait fidéle aux San Antonio Spurs. Le meneur français avait prolongé son bail chez les Texans pour trois ans supplémentaires et 45 millions de dollars, un nouveau contrat qui avait pris effet à la fin de la saison 2014-2015. Enthousiaste, il avait révélé au San Antonio Express en juillet 2014 : « Je veux jouer pour les Spurs durant toute ma carrière et être un Spur pour la vie. J’aime San Antonio et je veux vivre ici quand ma carrière sera terminée. J’aime la ville, j’aime les gens et nos nombreux fans. Je ne pouvais pas être plus heureux.» Un de ses objectifs sera de conquérir un cinquième titre NBA avec San Antonio, ville où tout a commencé en 2001 pour le frenchy et ex-meneur du Paris Racing.

Cette année là, son nom est prononcé par David Stern, ex-commissionner de la NBA,  lors de la draft, événement durant lequel il a été choisi en 28e position. Alors qu’il devait être simplement le remplaçant du meneur de l’époque Antonio Daniels, le français est propulsé dans le 5 majeur et donc comme meneur titulaire au bout de la cinquième rencontre de la saison 2001-2002. Agé de 19 ans, il devient le plus jeune titulaire à ce poste de toute l’histoire de la NBA. Il est nommé à la fin de la saison 2001-2002 dans la première meilleure équipe des rookies, soit le premier non-américain à être distingué de la sorte.

Vidéo de la draft 2001

PREMIER FRANÇAIS A SOULEVER LE TROPHEE NBA

Un an plus tard, il devient le premier français à brandir le trophée NBA suite à la victoire des Spurs sur les Nets en 2003 (4 victoires à 2). «Je dédie ce titre à ma famille, mes coachs, à la France. C’est comme dans un rêve. Il y a deux ans, je regardais ça devant ma télé à Paris, déclarait Parker à ladepeche.fr. David Robinson, son ancien coéquipier qui a pris sa retraire à l’issue du titre faisait l’éloge de Parker : « Il gère de mieux en mieux l’équipe. Il lui reste simplement à devenir plus constant mais cela viendra avec les années. Pour le reste, il a un talent étonnant » (source lequipe.fr). Il est élu champion par le quotidien l’Equipe «  champion des champions ».

En 2005, les Spurs remportent leur troisième titre NBA soit le second pour Parker (4-3 contre Détroit). Il devient le troisième joueur de l’histoire à avoir remporté à 23 ans deux titres NBA (après Magic Johnson et Kobe Bryant. Il déclare ce jour là : « Une finale magique gagnée au game 7. Un vrai truc de malade ! » (Source lequipe.fr)

En 2006, il a le privilège d’être retenu parmi les remplaçants de la sélection de l’Ouest, tous désignés par les entraineurs des autres équipes NBA devenant ainsi le premier tricolore à participer à un événement de tel prestige. Il jouera le match des étoiles cinq fois de plus (en 2007, 2009, 2012, 2013 et 2014)

En 2007, le spécialiste du « reverse » et du « teardrop » gagne pour la troisième fois le championnat nord-américain. Face aux Cavaliers, les Spurs sweepent les Cavaliers du jeune Lebron James cette année-là. Pendant cette série, Tony Parker se montrera très performant en signant 24,5 points de moyenne, ce qui lui a valu le titre de MVP des Finals, devenant ainsi le premier européen à remporter ce trophée distinctif. « Quand je regarde ce trophée de MVP, je me dis que je vais me réveiller demain et que tout cela ne sera qu’un rêve. Mais si c’est un rêve, je ne veux pas me réveiller, glisse-t-il en serrant le trophée de MVP contre son coeur. C’est un truc de fou. Je l’aime ce trophée, car mon nom sera gravé à tout jamais au côté de Magic et Jordan. Je ne sais pas quoi dire… C’est fou. On ne pourra jamais me l’enlever. » (Source : lequipe.fr)

D’AUTRES DATES MARQUANTES AVEC LE SPURS

Le 5 novembre 2008 est une date qui marquera la carrière outre-Atlantique de TP. Ce jour là, il inscrit son record de points dans un match NBA face à Minnesota avec 55 points, tout en frôlant le triple-double : 10 passes et 7 rebonds. Victoire en double prolongation face aux Wolves. Le 30 mars 2008, avec 20 points inscrits face à la Nouvelle-Orléans, il atteint la barre symbolique des 10 000 points en saison régulière. Lors des playoffs 2008, le français bat son record de points dans un match de post-season avec 43 points lors du Game 4 contre Dallas.

Ses 55 points contre Minnesota

Le 4 février 2012, les Spurs s’imposent face au Thunder d’Oklahoma City du duo Kevin Durant – Russell Westbrook (107-96), rencontre durant laquelle Parker signe 42 points et délivre 9 passes décisives. Avec ses caviars supplémentaires ce soir là, il est devenu le meilleur passeur de l’histoire de la franchise de San Antonio battant ainsi le record détenu par Avery Johnson. Le 10 décembre 2012 correspond au jour où il réalise son premier triple double (27 points, 12 rebonds, 12 passes) lors d’une victoire de son équipe en prolongation 134 à 126 contre Houston.

En Juin 2014, il décroche son quatrième titre NBA avec ses coéquipiers de longues années Duncan et Ginobili. Sur son site officiel, il commentait avec émotion son nouveau triomphe avec San Antonio : « Ça y est, quatrième bague. C’est vraiment incroyable. Comme je disais dans le vestiaire toute à l’heure, c’est mon plus beau titre. La façon dont on a perdu l’année dernière, avec cinq points d’avance à 28 secondes de la fin, c’était cruel. Comme je le dis toujours, dans le sport, ça peut parfois être dur mais des fois, ça peut être magnifique. Et là, c’est magnifique. Ça montre le caractère de cette équipe. Perdre comme ça (en finale l’année dernière, ndlr) et revenir l’année suivante en battant cette même équipe de Miami, c’est fort ! En 2012, on perd en finale de Conférence (face au Thunder, ndlr). En 2013, c’était en finale NBA (face à Miami). Là, on touche enfin le Graal ! Le sport est vraiment incroyable. Et c’est vrai qu’on a sorti deux très très gros matches à l’extérieur. Ce sont peut-être les plus beaux matches de notre histoire car ce n’est pas facile d’aller gagner deux fois chez le champion en titre. On rentre dans l’histoire, c’est ce que je disais avec Tim (Duncan) et Manu (Ginóbili). C’est dur de mettre des mots sur le quatrième titre. Quand tu regardes l’histoire et les joueurs qui ont gagné quatre titres, la liste se rétrécit très très vite. Quand je vois mon nom à côté de tout ça, j’ai du mal à me l’imaginer. Je me dis que je vis des moments incroyables. Et j’apprécie chaque moment ».

Lors d’une interview au Parisien, il se confiait en juillet 2012 sur sa relation avec Gregg Popovich : « Avec Pop, c’est une longue histoire. Un peu une relation père-fils. Je suis arrivé tellement tôt à San Antonio, à 19 ans. Il m’a pris sous son aile, m’a lancé. Il dirige un peu de façon commando, mais cela me va bien. Il continue à me pousser à devenir un meilleur joueur ». Toujours à propos de son coach, pour ESPN en Avril 2014, le meneur français déclarait : « il fallait que je gagne le respect de mes coéquipiers et des mes entraîneurs. Et encore plus avec Coach Pop. Durant les trois, quatre premières années ici, cela a été la guerre avec lui ».

Basketteur européen le plus titré de la NBA, après sa carrière Tony Parker prendra les commandes à plein temps de la présidence de l’Asvel, où il a été officiellement nommé en juillet 2014. Le champion d’Europe 2013 avec l’Equipe de France avait cette volonté de diriger un club comme il le disait au quotidien l’Equipe : « J’ai toujours eu le sens du management, l’envie de prendre une marque et d’essayer de la porter le plus haut possible. Depuis que je suis jeune, avec Gaëtan Muller (le président délégué), on a le projet de prendre un club et de le construire, de le monter. C’est une autre approche, qui me passionne aussi. Je ne suis pas là depuis longtemps et il y a déjà des milliers de choses à voir ». On lui souhaite alors une réussite managériale à la hauteur de celle qu’il connaît en tant que joueur d’ici quelques années. Pour le moment, il a réussi à remporter le titre de champion de France en 2016.

Ci-dessous, une vidéo de sa carrière avec les Spurs

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