Playoffs 1988 : les 47 points du magistral Dominique Wilkins face à Larry Bird

La demi-finale de conférence Est en 1988 entre Atlanta et Boston a été d’un niveau fabuleux. Du côté des Hawks, Dominique Wilkins s’est transcendée lors du match 7 face à Larry Bird. Malgré une performance de grande classe, l’ailier porteur du numéro 21 et ses partenaires ont échoué de peu pour accéder à la finale. Précisions. 

Le 22 mai 1988, au Boston Garden, cette septième manche entre le premier de l’Est et le quatrième de cette conférence est restée dans les mémoires. Atlanta était revenu à hauteur des Celtics en égalisant à 2-2 après avoir perdu les deux premières manches. La franchise de Géorgie avait ensuite pris les commandes de cette série en gagnant le match 5 112-104 pour mener 3-2.

Les C’s n’avaient pas abdiqué et étaient partis chercher une troisième victoire cruciale dans cette demi en gagnant aux forceps de deux points le match 6 : 102-100 (35 points, 10 rebonds de Dominique Wilkins). Ce match 7 s’annonçait alors des plus palpitants et excitants, tout ce qui fait le charme des playoffs. Ce parfum de Game 7 se faisait bel et bien sentir dans ce Boston Garden.

DOMINIQUE WILKINS-LARRY BIRD : DUEL AU SOMMET

Devant leurs postes de télé ou dans cette mythique enceinte de Boston, téléspectateurs et spectateurs n’avaient pas été déçu. Les deux franchises avaient offert un beau spectacle et combat qu’on peut résumer au duel fantastique entre deux joueurs qui ont porté leurs équipes sur les épaules : Dominique Wilkins et Larry Bird, soit deux attaquants aux styles de jeu diamétralement opposés et qui avait cet esprit de “tueur”. 

Ce match fut un mano-à-mano qui a duré pendant l’intégralité de la partie. Rare qu’une des deux équipes aient réussi à s’échapper avec plus d’une possession d’avance voire deux. A la fin du troisième quart-temps, Boston était devant au score avec deux points de plus marqués que les Hawks : 84-82. Au terme de 36 minutes de jeu écoulées, Dominique Wilkins en était déjà à 31 points inscrits et Larry Bird, 14.

A 10:26 de la fin du match, les deux équipes se retrouvaient à égalité parfaite (86-86), Larry Bird était reluisant aux tirs inscrivant 9 points en l’espace de 1:58. Mais Atlanta avait du répondant et restait aux trousses de Boston : Wilkins égalisait alors à 99-99 à 5:57. A la suite de ce panier, “The Gold Hand” écœura les Hawks en plantant 11 points supplémentaires, soit 20 points dans ce dernier quart-temps. Wilkins, dans ce dernier acte de la rencontre, lui répondra avec 16 points.

DOMINIQUE WILKINS : 47 POINTS A 19/33

La fin de match était irrespirable. Atlanta était mené de deux points à une seconde du terme. “The Human Highlights” ratait volontairement son deuxième lancer afin de pouvoir récupérer un rebond rapidement et marquer. Mais Boston obtiendra ce dernier rebond de la partie. Coup de sifflet final : Boston arrachait son billet pour la finale de conférence au terme d’un match étriqué : 118-116. Atlanta est passé d’un cheveu de sortir le champion NBA 1986.

Dominique Wilkins réalisa en vain son meilleur match d’attaque dans cet ultime confrontation face aux Celtics en 43 minutes de jeu: 47 points à 19/33 aux tirs dont 1/2 à 3-points et 8/9 aux lancers-francs, 3 rebonds et 5 passes. Réputé pour son efficacité aux shoots, Larry Bird terminera la rencontre avec 34 points à 15/24 aux tirs, 4 rebonds et 6 passes.

DOMINIQUE WILKINS : “ON S’EST DONNE A FOND”

En mai 2013, Do Wilkins s’était remémoré de ce match d’anthologie et avait partagé une anecdote le concernant avec Bird : “Je me rappelle d’être parti du terrain. Bird disait que tous les deux méritions de gagner mais que quelqu’un devait rentrer chez lui malheureusement. C’était une série où on a gardé la tête haute et où on pourra se dire : ‘vous savez quoi ? On s’est donné à fond et nous avons donné tout ce qu’on avait. Et les deux équipes l’ont fait”. (nba.com)

Larry Bird, lui se souviendra éternellement de ce combat légendaire face à Atlanta en 1988 : “J’ai joué beaucoup de grands matchs. Et c’est compliqué de les classer. Ils sont tous différents vous savez. Je sais que j’ai ressenti quelque chose après ce match : c’est le meilleur que j’ai jamais joué”.

“J’aimais jouer contre Bird. On adorait s’affronter l’un contre l’autre. C’était une superbe expérience d’avoir un tel niveau de compétition. On se jouait beaucoup mieux l’un et l’autre, beaucoup plus durement”, confiait Wilkins (amicohoops.net)

Coach d’Atlanta, Mike Fratello a exprimé de la fierté envers ses joueurs : “Nous étions une bonne équipe. Ils savaient que nous étions bons. Vous devez croire en vous-même quand vous êtes menés 2-0 chez les Celtics. Et vous revenez pour mener 3-2. Ca dit quelque chose sur le caractère des joueurs, sur la ténacité mental, le désir, l’effort que cela prend pour revenir dans la série. Tout le monde pensait que cette série se terminerait et que cela serait un sweep” (nba.com)

Outre leur performances, les partenaires de ces deux All-Star des années 80 se sont brillamment distinguées lors de cette rencontre : Doc Rivers (16 points, 18 passes), Kevin Willis (10 points, 11 rebonds), Randy Wittman (22 points) pour les Hawks ; Kevin Mchale (33 points, 13 rebonds, 4 contres), Robert Parish (14 points, 5 rebonds et 4 passes) Danny Ainge (13 points, 10 passes), Dennis Johnson (16 points, 4 rebonds, 8 passes) du côté des Celtics.

Sur l’ensemble des 7 matchs de cette demi-finale, Dominique Wilkins a été phénoménal affichant des moyennes de 31,3 points, 5,4 rebonds et 2,9 passes.

Le Game 7 entre Dominique Wilkins et Larry Bird

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