Olympiakos-Real Madrid 2013 : le club grec conserve son titre à Londres

A Londres, l’Olympiakos a remporté en 2013 sa deuxième Euroligue consécutive suite à son succès 100-88 face au Real Madrid. Un succès qui s’est dessiné dans le quatrième quart-temps. Récit.

Le 12 mai 2013, au Royaume-Uni, à l’O2 Arena, devant 15 261 spectateurs, la formation grecque et celle espagnole étaient donc les finalistes de cette compétition lors de la saison 2012-2013. Dès l’entame du match et jusqu’au terme des 10 premières minutes de jeu, le club du Pirée était à l’agonie en attaque n’inscrivant que 10 points et en encaissant 27 de la part des joueurs madrilènes.

Piqué au vif, Olympiakos se rebiffe de fort belles manière dans le second quart-temps, et se permet d’avoir que 4 points de retard à la mi-temps : 37-41. Ils reviennent dans le match grâce notamment aux points de Pero Antic, Acie Law et Stratos Perperglou.

SPANOULIS SORT DE SA CAVE

Au sortir des vestiaires, c’est Madrid qui subit les assauts d’Olympiakos grâce au pistolero et arrière grec Vassili Spanoulis qui signe trois paniers à 3-points de suite en l’espace d’une minute. Muet en première mi-temps, le joueur majeur en sélection grecque se met en route au meilleur moment de la rencontre. Le club grec prend ainsi les commandes de cette finale pour la toute première fois : 45-43 puis  48-45. Les deux équipes ne se lâchent pas au score et se retrouvent à égalité au bout de 30 minutes de jeu, soit la fin du troisième quart-temps : 61-61.

Vassili Spanoulis, MVP du Final Four de l’Euroligue 2013 (c) euroleague.net

Après trois minutes de jeu dans le dernier quart, suite à un quatrième panier longue distance signé Spanoulis, Olympiakos inflige un 9-1 au Real (70-62). En revenant à -3 grâce à un tir à 3-points de Jaycee Carroll (70-67), le Real va prendre un bouillon en défense, ne pouvant stopper les attaques adverses. Olympiakos se lâche et est d’une redoutable efficacité en attaque, accentuant son avance à +14 à 4:30 de la fin du match. Le Real ne reviendra pas sur le Pirée qui inscrit 39 points dans le dernier quart contre 27 pour Madrid. Victoire 100-88 d’Olympiakos emmené par son joueur phare Spanoulis, auteur de 22 points à 5 /9 à 3-points et 7/10 aux lancers-francs. Avec en plus 2 rebonds et 4 passes, il est élu MVP du Final Four. Il a bien été secondé par Acie Law, très complet : 20 points, 5 rebonds et 5 passes, Kyle Hines (12 points, 5 rebonds, 3 passes)

En face, pour le Real, on s’est appuyé sur un bon trio espagnol : Rudy Fernandez (21 points dont 3/6 aux tirs et 8/10 aux lancers-francs, 3 rebonds, 3 passes), Sergio Rodriguez (17 points, 3 rebonds et 4 passes) et Sergio Llull (14 points à 4/8 à 3-points, 3 rebonds et 4 passes).

BACK TO BACK POUR OLYMPIAKOS

Olympiakos décroche son troisième titre en Euroligue après 1997 et 2012. Il est devenu à cet instant le quatrième club européen dans l’histoire de cette compétition à réaliser ce que les américains appellent communément un « back-to-back ». Milan (1987 et 1988), Split (1989-1991), et le Maccabi (2004 et 2005) furent les trois premières équipes à réaliser cet exploit. Mieux, Olympiakos est d’une régularité frappante : deux trophées en quatre Final Four sur les cinq dernières éditions lors du sacre de 2013.

Après la finale, Spanoulis était fier de cette victoire : « Ces trois jours à Londres étaient incroyables. Nous avons battu deux grandes équipes au Final Four (CSKA Moscou et le Real). Nous méritons d’être sur le toit de l’Europe.J’étais confronté à 2-3 joueurs sur moi. Mon rôle est d’attirer les joueurs adverses sur moi pour trouver mes coéquipiers ouverts. J’essaie de voir et de trouver quelles peuvent être les meilleures solutions et d’observer ce que le Real allait faire. J’étais bien meilleur en deuxième mi-temps. On sait qu’un match dure 40 minutes et pas 10. Nous avions déjà comblé un retard avant comme face à Efes où on était mené  de 15 points. Inscrire 100 points en finale est une grande réussite. Cette équipe a une alchimie incroyable. Chacun connait son role. On veut juste profiter de ça. Ca n’arrive pas tous les jours. On a attendu 15 ans pour gagner un titre et on réussit à en avoir deux d’affilée en un an ». (euroleague.net)

Olympiakos – Real Madrid : finale Euroligue 2013

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