Kenny Anderson, 90 points en deux matchs avec Georgia Tech

Enfant du Queens, Kenny Anderson a fait chauffer le poignet en NCAA en cumulant 90 points en deux matchs. Deux grandes performances qu’il a signées sous les couleurs des Yellow Jackets de Georgia Tech.

Après son développement au lycée d’Archibishop Molloy à Brianwood dans le Queens à New-York, sa ville de naissance, Kenny Anderson regagne les rangs en 1989 l’université de Georgia Tech. Maillot floqué du numéro 12, “Kenneth” s’adapta rapidement dans le championnat universitaire. Il porte sur ses épaules l’attaque des Yellow Jackets après les départs de Dennis Scott et Brian Oliver (deux joueurs avec qui il forma The Lethal Weapon 3 = l’arme fatale 3) lors de sa deuxième année.

Lors de sa première année de fac en 1989-1990, il livre des moyennes flamboyantes : 20,6 à 51,5 % ; 5,5 rebonds ; 8,1 rebonds et 2,3 interceptions. Sur la seconde, sa moyenne points gonfle avec 25,9 points mais un pourcentage aux tirs en chute : 43,7%. Dans les autres compartiments du jeu, il assure avec 5,7 rebonds et 5,6 passes. 

50 PIONS FACE AUX DEFENSEURS DE LOYOLA

En tant que sophomore, le gamin du Queens inscrit au total 776 pions dont 90 sur deux rencontres consécutives. Les défenses adverses ont pris cher : de véritables passoires. Le 22 décembre 1990, Kenny Anderson a embrasé la salle Omni Coliseum. Ce soir-là, le meneur new-yorkais et ses coéquipiers disputaient un match face aux Lions de Loyola Marymount. Devant 15 374 spectateurs, il tutoie l’excellence : 50 points à 18/27 aux tirs dont un joli 6/8 à 3-points. Victoire écrasante de Georgia Tech sur son adversaire sur le score de 135-94.

Menant de 11 points à la mi-temps (53-44), Georgia Tech n’a laissé aucune chance à son adversaire de revenir dans la partie, l’écrabouillant avec 82 points inscrits en seconde période sous l’impulsion de l’endiablé et inoxydable Kenny Anderson. Le joueur fera partager les propos de sa mère qui remarqua sensiblement très éreintée au cours de ce match universitaire : « J’ai discuté avec elle aujourd’hui et elle était inquiète de me voir si épuisée. Elle me disait que mon équipe courait beaucoup. Elle pense que coach Bobby Cremins (ndlr : entraîneur de Georgia Tech), me faisait trop jouer. J’étais exténué en première mi-temps. Le coach m’a sorti pour deux minutes. Quand je suis revenu sur le terrain, je me sentais bien. Je pense que ce soir j’ai trouvé mon shoot ». (Source : Archives Gailey, Georgia Tech Talking. Le 23 décembre 1990).

Deux de ses coéquipiers de l’ont bien soutenu en attaque leur “point guard” : Jon Barry, fils de Rick, auteur de 27 points ; Malcolm Mackey, 18 points (+14 rebonds). Après la rencontre, Cremins dévoilait les consignes spécifiques que devait respecter son équipe et Anderson sur le terrain : « notre adversaire proposait un jeu différent. Je savais qu’ils courraient et courraient. Mais j’ignorais que ce serait si ouvert au large. Après environ 5 minutes, j’ai ordonné à mon équipe qu’on jouerait juste, en courant avec nos adversaires. J’ai dit à Kenny, on court, on court, on court, et on court. Et que nous jouions un peu de manière enflammée.  Et c’est ce type de jeu que j’attendais de la part de Kenny. J’avais très confiance en lui ».

Quand à l’entraîneur adverseJay Hillockau lieu de vouloir dénigrer son équipe, il a tenu à féliciter Anderson pour sa performance d’attaque : « c’est vraiment un super joueur. Ravi qu’il ait battu son record de points contre nous ».

KENNY ANDERSON 40 POINTS APRES TRIPLE PROLONGATION

Quelques jours auparavant, le 19 décembre 1990, Kenny Anderson s’était signalé en attaque avec Georgia Tech en marquant 40 points. Les Yellow Jackets avaient gagné contre Georgia après une longue bataille au bout de la nuit. Un succès 112-105 après trois prolongations (82-82 à la fin du temps réglementaire, 90-90 à la fin de la 1ere prolongation, et 98-98 à la fin de la 2eme). Dans la deuxième prolongation, Anderson égalisa à 98-98 grâce à un tir réussi à 3 mètres. Véritable machine à scorer, le meneur n’a pas été ménagé par son coach et joua l’intégralité de la rencontre (55 minutes).

Deux matchs en l’espace de 3 jours, folle réussite aux shoots, 90 points, organismes bien usés, Kenny Anderson marchait sur l’eau en NCAA et a laissé une belle empreinte à Georgia Tech.

Les 50 points de Kenny Anderson

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