Ed O’Bannon, grand artisan du 11ème titre de UCLA

Et de 11 pour UCLA. L’université de Californie s’est hissée sur le toit des Etats-Unis en remportant en 1995 le 11ème trophée NCAA de son histoire. Cette année-là, l’ailier Ed O’Bannon avait été étincelant, donnant le sourire à toute une organisation, à tous les fans de cette fac de Los Angeles.

Le 3 mars 1995 au Kingdome de Seattle, ce joueur natif de L.A offra le 11ème titre national universitaire pour UCLA. Devant les 38 540 spectateurs, les Bruins remportaient la finale 89-78 face aux Arkansas Razorbacks de Corliss Williamson. UCLA a largement dominé aux rebonds son adversaire : 46 prises contre 27.

Jouant l’intégralité de cette finale, l’ailier-fort de 2m03 Ed O’Bannon s’était promené dans la défense adverse, portant UCLA sur ses épaules, en claquant un beau double-double : 30 points (10/21 aux tirs et 9/11 aux lancers-francs), 17 rebonds suivi de 3 passes et 3 interceptions. Une performance qui lui a valu le titre individuel de Most Outstanding Player (MOP = joueur le plus remarquable). O’Bannon a pu compter sur ses très bon partenaires : un excellent Toby Bailey (26 points, 9 rebonds), son solide frère Charles O’Bannon (11 points, 9 rebonds, 6 passes) et l’intérieur George Zidek (14 points, 6 rebonds).

La fac de Los Angeles n’avait plus gagné le championnat NCAA depuis 20 ans, son dernier sacre remontant alors à 1995. L’équipe encadrée par Jim Harrick conclut en 1994-1995 une saison en apothéose avec ce titre NCAA et un bilan splendide de 32 victoires et 1 défaite dont 19 succès consécutifs.

“ON EST LA MEILLEURE EQUIPE DU PAYS”

“Nous savions qu’on serait couronné de succès. Nous avons fait jouer 6 joueurs (ndlr :7 en réalité, Tyus Edney a joué que 3 minutes, diminué par une blessure). On veut s’assurer que le monde entier sache qu’on est la meilleure équipe du pays, c’est aussi simple que ça”, soulignait Ed O’Bannon au terme de cette finale gagnée (latimes.com)

A 15:30 de la fin du match, UCLA avait pris 10 points d’avance (55-45). Le match, bien loin d’être fini, a été relancé par l’agressivité d’Arkansas qui était revenu à une possession à 5:22 (67-64). En première mi-temps, après avoir été décroché 12-5, les Bruins ont fait jeu égal avec les Razorbacks, jouant au chat et à la souris. Le score était serré : 40-39 pour UCLA.

Lorsque Arkansas était revenu aux trousses de UCLA, O’Bannon partageait son sentiment sur le terrain à cet instant précis de la finale : “J’étais fou. Ils avaient un bon élan, ils ont été gonflés à bloc. Mais à ce moment, nous sommes restés unis et nous nous sommes assurés que nous ne nous plierions pas. Et nous ne l’avons pas fait.”

Son ex-coéquipier Cameron Dollar, coach désormais de Seatlle University ne cachait pas son admiration pour O’Bannon lors de cette saison du sacre : “Ed est un guerrier qui donnait tout ce qu’il l’avait chaque soir. Il jouait avec une telle envie et détermination. Le plus important encore, est qu’il a établi une norme pour notre équipe : être généreux et être ensemble. Vous saviez de tout coeur que tout ce qu’il a voulu faire, c’était de gagner”. (sportingnews.com).

Le père de Ed O’Bannon était ému pour ses fils à la suite de cette victoire. Quelle saison pour Ed, ce MOP qui avait connu les mauvais côtés d’une carrière universitaire. Il avait subi une blessure au genou en arrivant à UCLA.

Retenu dans le premier cinq All-America par l’agence Associated Press, Ed O’Bannon reçoit les distinctions personnelles suite à sa superbe saison en tant que joueur senior 1994-1995 (20,4 points, 8,4 rebonds 2,5 passes et 1,9 interception en 33 rencontres) : le John Wooden Award, et l’Oscar Robertson Trophy.

Il achève son cursus universitaire sur une très bonne note tournant à des moyennes de 15,5 points, 7 rebonds, 1,8 passe et 1,2 interception en 117 matchs joués.

La finale NCAA 1995 UCLA-Arkansas en intégralité

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