Derrick Rose, jeune MVP de 22 ans (2010-2011)

A l’issue de sa troisième saison NBA en 2010-2011, sous les couleurs des Bulls de Chicago, le meneur Derrick Rose a été sacré MVP, devenant ainsi à 22 ans le plus jeune joueur à recevoir cette distinction. Auteur en moyenne de 25 points par match en 81 rencontres de saison régulière lors de cette période, DR1 a écœuré les défenses. Eclairage.  (Article publié initialement sur Basket Rétro)

Il débarqua à Chicago en 2008 suite à la draft de cette même année durant laquelle la franchise de l’Illinois le choisit en première position. Derrick Rose pénètre ainsi dans le monde de la NBA en provenance de léquipe universitaire des Tigers de Memphis. Le choix des dirigeants de Chicago s’avère payant. Pour sa première année (2008-2009), en tant que rookie, Rose achève la saison avec 81 matchs pour des moyennes de 16,8 points ; 3,9 rebonds et 6,3 passes. Sa saison sophomore (2009-2010), est marqué par une progression au scoring avec des stats moyennes : 20,8 points ; 3,8 rebonds et 6 passes.

UN TRES JEUNE MVP

C’est surtout lors de sa troisième année en 2010-2011 avec les taureaux qu’il va monter en puissance avec Chi-Town qui brille en saison régulière : 62 victoires et 20 défaites. Avec ses qualités de dribbleurs et de finisseurs font mal aux défenseurs adverses, sa vitesse, sa détente, D-Rose est le leader d’attaque de l’équipe illinoise. Au bout de 81 matchs de saison régulière pour sa troisième saison, il enregistre des moyennes de 25 points ; 4,1 rebonds et 7,7 passes. Son excellente saison est reconnue par ses pairs et il est élu MVP de la saison le 3 mai, devenant le plus jeune lauréat à remporter ce trophée individuel : 22 ans et 6 mois. Avant lui, Wes Unseld était le plus jeune joueur à être MVP de la saison à l’âge de 23 ans et 2 mois. Il jouait avec les Bullets de Baltimore en 1968-1969.

120 journalistes sportifs et présentateurs ont pu voter pour leur lauréat. Sur une page dédiée sur le site nba.com,  les fans ont pu établir leur Top 5 pour déterminer le joueur qui méritait selon eux le titre de MVP. Ces votes étaient comptabilisés sous un seul vote définitif (le 121ème en quelque sorte). 10 points étaient accordés pour leur premier choix, 7 pour le deuxième, 5 pour le troisième, 3 pour la quatrième, et 1 pour le cinquième. Sur l’ensemble des points attribués, Rose (1182 dont 113 premiers votes sur les 120 personnes) devançait Dwight Howard (643), Lebron James (522), Kobe Bryant (428) et Kevin Durant (190).

Avec cette distinction, Derrick Rose devenait alors :

  • le premier joueur des Bulls à recevoir cette distinction depuis 1998 et un certain Michael Jordan
  • le septième joueur de l’histoire de la NBA à finir une saison avec au moins 25 points de moyennes ; 4 rebonds et 7,5 passes après Oscar Robertson, Jerry West, Larry Bird, Michael Jordan, Dwayne Wade, et Lebron James.
  • le cinquième joueur de l’histoire à aligner dans une même saison au moins 2000 points, 600 passes et 300 rebonds dans le championnat NBA (2026 points, 623 passes, et 330 rebonds). Oscar Robertson, John Havlicek, Michael Jordan et Lebron James étaient les quatre premiers.
  • le premier Bull à figurer dans le Top 10 des meilleurs scoreurs (7ème) et des meilleurs passeurs (10ème), dans une même saison depuis Michael Jordan et sa saison 1988-1989.
« MA MERE, LA RAISON POUR LAQUELLE JE JOUE »

Le meneur a profité du jour où il a reçu son trophée de MVP pour dire merci à une personne qui a beaucoup compté : « Je veux remercier ma maman Brenda Rose, elle est mon cœur, la raison pour laquelle je joue, juste tout. En sachant qu’il y avait des jours où je n’étais pas bien, où j’allais m’entraîner, où j’avais des moments durs, je pense à elle quand elle a dû me réveiller, aller au travail et s’assurer que j’allais bien. C’étaient des dures journées. Mes journées ne devraient pas être durs car je fais ce que j’ai à faire et c’est jouer au basket ».  Ce même jour, après des remerciements adressés à la NBA, ses coéquipiers, au coaching staff, au propriétaire des Bulls, à ses fans, à la ville de Chicago, il en fait de même à sa famille, ses amis : « vous êtes ceux qui m’ont poussé, et qui se sont assurés que je reste sur le droit chemin, m’ont ouvert les yeux et qui se sont assurés que je m’entraîne. Je vous bénis de vous avoir dans ma vie ». (chicagotribune)

Derrick Rose et sa maman (c) Chris Sweda – Chicago Tribune
SA SAISON FANTASTIQUE EN CHIFFRES

Rose affole les statistiques lors de la saison 2010-2011 :

  • 2 matchs conclus entre 40 et 49 points

Le premier le 17 février 2011 face aux Spurs avec 42 points à 18/28 aux tirs, 5 rebonds et 8 passes

Le second le 18 mars 2011 face aux Pacers avec 42 points à 11/27 aux tirs, 4 rebonds et 2 passes

  • 21 matchs conclus entre 30 et 39 points
  • 39 matchs conclus entre 20 et 29 points
  • 18 matchs conclus entre 10 et 18 points
  • 25 matchs conclus entre 5 et 9 rebonds
  • 4 matchs conclus entre 10 et 14 rebonds
  • 47 matchs conclus entre 5 et 9 passes
  • 20 matchs conclus entre 10 et 14 passes

Il réalise 23 double-double dont un avec un record de passes cette saison : 17 ballons décisifs offerts suivis de 30 points à 9/17 aux tirs lors d’une victoire face à Milwaukee à l’extérieur le 26 mars 2011 (95-87).

Il termine une rencontre avec un triple-double le 17 janvier 2011 face à Memphis gagnée 96-84 par Chicago : 22 points ; 10 rebonds et 12 passes.

Suite à une brillante saison régulière, les Bulls réussissent un excellent parcours en playoffs allant jusqu’en finale de conférence (élimination face aux Miami Heat 4-1) sous l’impulsion d’un « énormissime » Rose qui confirma son statut de MVP. Il réalise 6 double-double en post-season :

  • 15 points, 10 passes et 4 rebonds face à Indiana le 23 avril au premier tour face à Indiana (défaite 89-84 – Game 4)
  • 24 points à 11/27 aux tirs, 10 passes et 5 rebonds face à Atlanta le 2 mai en en demi-finale de conférence (défaite 103-95 – Game 1)
  • 25 points, 10 passes et 6 rebonds face à Atlanta le 4 mai en demi-finale de conférence (victoire 86-73 – Game 2)
  • 34 points, 10 passes et 4 rebonds face à Atlanta le 8 mai en demi-finale de conférence (défaite 100-88 – Game 4)
  • 33 points, 10 passes et 2 rebonds face à Atlanta le 10 mai en demi-finale de conférence (victoire 95-83 – Game 5)
  • 19 points à 8/14 aux tirs, 12 passes et 4 rebonds face Atlanta le 12 mai en demi-finale de conférence (victoire 93-73 – Game 6)

Lors de cette période de playoffs, il réussit trois autres gros cartons en attaque :

  • 39 points à 16/27 dont 4/7 à 3-points, 6 rebonds et 6 passes le 16 avril en demi-finale de conférence face à Indiana (victoire 104-99 – Game 1)
  • 36 points à 16/27 dont 4/7 à 3-points, 8 rebonds et 7 passes le 18 avril en demi-finale de conférence face à Indiana (victoire 96-90 – Game 2)
  • 44 points à 16/27 dont 4/7 à 3-points, 5 rebonds et 7 passes le 6 mai en demi-finale de conférence face à Atlanta (victoire 99-82 – Game 3)

Depuis son titre de MVP, Rose peine à retrouver son niveau d’il y a 6 ans avec des saisons ternies par les blessures à répétition (39 matchs en 2011-2012, saison blanche en 2012-2013, 10 matchs en 2013-2014)

Mix des meilleures actions de Derrick Rose en 2010-2011

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