Calbert Cheaney, les Indiana Hoosiers dans son coeur

Ancien lycéen à William Henry Harrison à Evansville d’Indiana, Calbert Cheaney grandit dans cet état du Midwest américain et jouer pour l’équipe universitaire des Hoosiers. Pendant 4 ans, soit durant son cursus complet à la fac, l’ailier shooteur marquera de son empreinte l’histoire des Hoosiers. Précisions.

Encadrée par le légendaire coach Bob Knight, sa première saison NCAA en 1989-1990 est frappante avec des moyennes de 17,1 points 57,2 % aux tirs, 49 % à 3-points et 75 % aux lancers-francs), 4,6 rebonds et 1,7 passe en 29 matchs. Malgré 17 points et 8 rebonds au premier tour de la March Madness face à California, Cheaney et Indiana se font sortir (65-63).

Le joueur dressait déjà un bilan avec son équipe, cinq fois couronnés en NCAA (1940, 1953,1976, 1981 et 1987) : “Notre première année était très, très médiocre,” (ndlr : 18 victoires, 11 défaites) soulignait Cheaney en juillet 2016. “Nous avons excellemment bien commencé et quand nous sommes entrés dans le tournoi final de Big Ten (ndlr : conférence dans laquelle évolue Indiana), ce fut un réveil brutal. Je savais qu’une fois cette saison finie, nous avons commencé à nous entraîner tout l’été. Nous avions l’intention de devenir une assez bonne équipe . Je savais que nous allions être une équipe qui compterait pour les trois prochaines années”.(Indiana.247sports.com)

La saison suivante, en tant que sophomore, il monte d’un cran sur le plan offensif en inscrivant 21,6 points avec un pourcentage élevé (59,6 % aux tirs, 47,3 % à 3-points et 80,1 % aux lancers-francs), 5,5 rebonds et 1,4 passe. Lors de la March Madness 1991, il aligne les performances dont 2 double-doubles. Mais les Hoosiers s’arreteront en demi-finale régionale face à Kansas pour conclure la saison sur un bilan positif de 29 succès et 5 revers  :

  • 17 points (7/15 aux tirs et 2/2 aux lancers-francs), 14 rebonds, 2 passes contre Coastal Carolina (victoire 79-69)
  • 24 points (11/14 aux tirs), 10 rebonds et 3 passes contre Florida State (victoire 82-60)
  • 23 points (8/14 aux tirs et 4/5 aux lancers-francs), 6 rebonds, 1 passe contre Kansas (défaite 83-65)

Cheaney manifestait sa satisfaction lors de la saison 1990-1991 : “J’ai fait une bonne deuxième année. J’ai beaucoup aussi joué au niveau international : le tournoi des amériques (ndlr : tournoi U18 à Montevideo en Uruguay en 1990), championnat du monde universitaire (ndlr : les Universiades à l’été 1991 à Sheffield). Je pense que j’ai été usé un peu. Quand mon année junior se présentait, je n’étais pas à la hauteur. J’avais un peu de mal. En même temps, Alan Henderson est arrivé et beaucoup de joueurs ont commencé à vraiment bien joué. Je n’avais plus besoin de scorer autant”. (indiana.247sports.com)

Ses stats en troisième année sont alors toujours remarquables mais offensivement, il marque moins en effet : 17,6 points avec un pourcentage élevé (59,6 % aux tirs, 47,3 % à 3-points et 80,1 % aux lancers-francs). Il prendra en moyenne 4,9 rebonds et délivra 1,4 passe en 34 minutes. Son année senior sera marqué par le somptueux parcours des Indiana Hoosiers lors de la March Madness 1992 où les joueurs de Bob Knight se hissent jusqu’en demi-finale nationale, un match perdu face aux Blue Devils de Duke (Bobby Hurley, Christian Laettner, Grant Hill). Défaite 81-78 le 4 avril 1992 où Cheaney fut maladroit (11 points à 4/13 aux tirs, 7 rebonds en 28 minutes). Mais ce match est fortement contrasté par ses prestations précédentes dans cet March Madness :

  • 11 points, 1 rebond, 1 passe en 16 minutes contre Eastern Illinois, au premier tour, le 19 mars 1992 (victoire 94-55)
  • 30 points (10/18 aux tirs), 8 rebonds, 2 passes en 38 minutes contre Louisiana State (Shaquille O’Neal), au second tour, le 22 mars 1992 (victoire 89-79)
  • 17 points, 11 rebonds, 4 passes en 34 minutes contre Florida State (Bob Sura, Sam Cassell, Charlie Ward), en demi-finale régionale, le 26 mars 1992 (victoire 85-74)
  • 23 points, 1 rebond, 2 passes en 29 minutes contre UCLA (Ed O’Bannon, Don Maclean, Tyus Edney, Tracy Murray), le 28 mars 1992 (victoire 106-79)
Calbert Cheaney – Indiana Hoosiers (c) Pinterest
UNE VICTOIRE MEMORABLE CONTRE LE FAB FIVE

Lors de son année senior, la dernière au sein d’Indiana, qu’il a promis à sa mère d’entamer, Cheaney explique que son match de saison régulière le 4 janvier 1993 contre Michigan restait dans un coin de sa tête : “je ne range aucun match dans une catégorie ou un qui figure parmi les meilleurs car j’ai toujours été un joueur collectif. Mais celui face à Michigan, lors de mon année senior, qu’on a battu à Ann Arbor est si spécial . Le match était serré. Michigan avait une chance de gagner en fin de match. James Voskuil avait le shoot dans le coin, Chris Webber avait le rebond mais Alan Henderson le contre par derrière et à la fin, on remporte le match”. 

En détails, Voskuil avait armé à 3-points à 4 secondes de la fin de la rencontre. Juwan Howard claqua la balle. Elle revient dans les mains de Webber qui shoote mais se fait contrer par Henderson. Après un match bien étriqué, Indiana s’imposa 76-75 face aux Wolverines et son Fab Five (Chris Webber, Jalen Rose, Juwan Howard, Jimmy King et Ray Jackson). Cheaney finit le match avec 20 points à 9/19 bien aidé par Henderson, 22 points à 10/15 au tirs.

JOUEUR DE L’ANNEE EN 1993

Les Indiana Hoosiers concluaient la saison 1992-1993 avec 31 victoires et 4 défaites. Leur dernier revers est une finale régionale de March Madness face à Kansas le 27 mars 1993 (83-77), rencontre durant laquelle Cheaney score 22 points à 10/19.

Lors des matchs précédents à la March Madness, le natif de Evansville avait complètement répondu présent :

  • 29 points à 12/17 aux tirs contre Wright State au premier tour le 19 mars 1993, victoire 97-54
  • 23 points à 8/17 aux tirs contre Xavier au second tour le 21 mars 1993, victoire 73-70
  • 32 points à 10/12 aux tirs  contre Louisville en demi-finale régionale le 25 mars 1993, victoire 82-69

Cette défaite contre Kansas fut donc le dernier match disputé par Cheaney qui achèva sa saison senior avec des moyennes de 22,4 points (54,9 % aux tirs, 42,7 % à 3-points et 79,5 % aux lancers-francs), 6,4 points, 2,4 passes en 35 matchs. Grâce à ses performances, il est élu joueur de l’année NCAA, joueur de l’année de la conférence Big Ten et fit partie du All-American (distinction pour les meilleurs athlètes amateurs de fac)

Et Cheaney tenait grandement rendre hommage à son équipe des Hoosiers lors de cette saison 1992-1993 lorsqu’il a été interviewer par le Indiana 247 sports en juillet 2016 : ” Nous avions seulement 9 joueurs cette année. Mais nous avons tous joué. Nous étions vraiment une équipe talentueuse. Et notre seul faiblesse était notre banc, très court. Pat Graham était blessé la majeure partie de sa carrière, nous l’avions pas avec nous en bonne santé […]. Nous étions une proche équipe. Nous n’étions pas les plus grands. On était pas nécessairement la plus rapide. Mais nous jouions bien collectivement. C’était l’un de ses accords qu’on savait entre nous pour remporter des matchs. Notre préparation a été bonne et coach Knight a fait un tel bon travail pour qu’on se tienne prêt à gagner. Nous avions joués en plus quatre années tous ensemble. Ça nous a pas blesser mais aidé définitivement”.

Le 4 mars 1993, Cheaney rentre dans l’histoire en devenant le meilleur scoreur des Indiana Hoosiers. En plantant 35 points face à Northwestern lors du 29ème match de saison régulière, Cheaney a le droit a une ovation à l’Assembly Hall du public, informé du record. L’arbitre Ed Hightower a alors interrompu le jeu. On imagine la vive émotion à Bloomington, dans cette salle des Hoosiers.

Calbert Cheaney et Bob Knight – Indiana Hoosiers (c) midwestsportsfans.com

“Je ne pense pas qu’il y ait un gamin plus méritant que Calbert pour établir un record comme il l’a fait ce soir “, déclarait en conférence de presse Bob Knight à l’issue de la large victoire des Hoosiers face à Northwestern (98-69) et sur le record établi par Cheaney. “Il peut marquer de n’importe quelle façon possible”.

En 4 ans, Cheaney a joué 132 matchs pour un bilan exceptionnel de 105 victoires et 27 défaites, alignant des moyennes de 19,8 points (55,9 % aux tirs, 43,8 % à 3-points et 79,5 % aux lancers-francs) , 5,4 rebonds et 1,7 passe. 

COMEBACK A INDIANA

18 ans après avoir quitté les Hoosiers, Cheaney effectuait son retour à Indiana en tant que directeur des opérations basket en juin 2011. Cela avait suscité de la joie, de l’émoi. Tom Crean, coach des Hoosiers, cette année-là, l’avait annoncé publiquement en insistant sur l’énorme trace que Cheaney avait laissé lors de ses années de fac : ” Calbert aura de l’impact dans notre programme d’une façon considérable. Il veut coacher à plein temps.Il sait le chemin qu’il faut prendre, ce qu’est l’éthique de travail, les sacrifices. Chaque gamin qui joue au basket à la fac à ce niveau aspire à réussir ce que Cheaney a réalisé sur et en dehors du terrain à la fois sur le plan scolaire et professionnel. L’avoir ici comme mentor au quotidien sera précieux pour nos joueurs”. (iuhoosiers.com)

Cheaney était enthousiaste de revenir sur ses terres de basket : ” ma famille et moi pensons que c’est le bon moment de démarrer une carrière dans le basket universitaire. Je suis spécialement impatient de jouer un rôle dans le développement des jeunes joueurs d’Indiana. Je suis reconnaissant envers coach Crean pour cette opportunité de revenir aux Indiana Hoosiers et j’ai hate d’y contribuer immédiatement de quelque manière que ce soit possible”. 

Cheanet est considéré comme un joueur historique des Hoosiers, une équipe dans laquelle ont brillé Kent Benson, Mike Woodson, Walt Bellamy, Scott May.

Le match Indiana-Michigan de janvier 1993 en intégralité

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